
Énergie mondiale 2025 : tous les records battus, fossiles compris
La 75e édition du Statistical Review of World Energy de l'Energy Institute dresse un bilan sans ambiguïté. En 2025, la consommation mondiale d'énergie a augmenté de 1,7 % et franchi pour la première fois la barre des 600 exajoules ; sur la décennie 2015-2025, elle progresse de 14,6 %, l'Europe reculant de 1 % par an quand l'Asie-Pacifique gagne 2,6 % par an. Les gains d'efficacité restent à 2 %, loin de l'objectif de 4 % fixé à la COP28. Surtout, toutes les grandes sources ont atteint un niveau de consommation inédit : pétrole, gaz, charbon, nucléaire, hydraulique, renouvelables, le charbon compris à un record de 166 EJ. L'éolien et le solaire connaissent la croissance la plus rapide (+18,3 %) et ont, ensemble, apporté plus d'énergie nouvelle que n'importe quelle source fossile prise isolément. Mais les fossiles pèsent encore 86,2 % de l'énergie primaire. Le rapport confirme ce que résument des géopoliticiens de l'énergie : le monde n'est pas « en transition » mais en « diversification », il empile les sources sans en retrancher.
Analyse systémique La consommation matérielle ne se découple pas de la croissance, elle s'empile. Tant que l'énergie totale grimpe, ajouter des renouvelables ne soustrait rien aux fossiles : c'est la trajectoire d'accumulation qui finit par buter sur les limites physiques. Découvrir la modélisation World3 →








